Les syndicats boycottent une rencontre avec Benghebrit, veulent discuter « avec ceux qui ont le pouvoir de décision »

13:37  samedi 15 octobre 2016 | Par Achira Mammeri | Actualité 
La ministre de l’Education nationale Nouria Benghabrit (© Zinedine Zebar)

Le bras de fer entre l’intersyndical de l’éducation et Nouria Benghebrit se poursuit. Réunis ce samedi 15 octobre, les syndicats autonomes ont décidé de boycotter la rencontre prévue cet après-midi avec la ministre de l’Éducation à laquelle devait assister aussi Mohamed El Ghazi, ministre du Travail.

Lors de la réunion les syndicats « ont convenu que la réunion avec la ministre était inutile », explique Zineb Lehamel, membre du Bureau national du CLA. « Mme. Benghebrit est dépassée par les événements. Le dossier doit être pris en charge par les hautes autorités du pays », ajoute notre interlocutrice. D’ailleurs l’intersyndical souhaite discuter « avec ceux qui ont le pouvoir de décision », le Premier ministre notamment.

Selon la représentante du CLA, à travers la réunion d’aujourd’hui, Mme. Benghebrit cherchait surtout à dissuader les syndicats à recourir à la grève. « En fait, ne voulait rien négocier. Son objectif étant d’annuler le débrayage », soutient-elle. Avant d’ajouter : « Nous avons remis un dossier sur la retraite à la ministre de l’Éducation en 2014. Qu’a-t-elle fait depuis ? Rien. Plus grave encore, le gouvernement nous a tout simplement marginalisés, écartés lors de la dernière Tripartite ».

La présence du ministre du Travail à la réunion d’aujourd’hui « n’a aucune importance », pour les syndicats. «Comment voulez-vous qu’on négocie avec un ministre qui applique les dispositifs d’une loi non encore validée par le pouvoir législatif ? », s’interroge Zineb Lehamel. « El Ghazi s’invite pour prendre un café avec les syndicats. Ce qu’on veut, c’est des solutions ».

L’intersyndical a décidé de maintenir l’appel à la grève cyclique qui sera entamée ce lundi 17 octobre.